28/01/2014

Le festival encore dans la peine

Encore abasourdis par la disparation subite de leur ami Serge Caradec (à gauche sur la photo)  il y a quelques semaines, les responsables et bénévoles du Festival d’Armor sont, une nouvelle fois, anéantis avec l’annonce ce week-end du décès accidentel de leur compagnon de route, Pierre Fichou (à droite sur la photo).

Alors qu’il effectuait une descente à ski sur un glacier dans  la Vallée Blanche, près de Chamonix, en Haute- Savoie, Pierre a fait une chute  fatale  de 25 m dans une crevasse.

Notre ami, 47 ans, était  le PDG du groupe Autodistribution Fichou qui emploie une centaine de salariés. Il était marié et père de trois enfants, âgés de 16 à 11 ans auxquels nous pensons très fort aujourd’hui. Pierre était une personnalité très appréciée pour ses qualités humaines. Il était un fidèle partenaire du Festival d’Armor  où il faisait partie de l’équipe des bénévoles avec beaucoup de simplicité, de disponibilité et de bonne humeur.

Alors que son statut social, ses grandes connaissances et ses qualités unanimement reconnues en matière de management le destinaient tout naturellement un poste de décideur au sein de l’équipe dirigeante du Festival d’Armor, Pierre préférait se voir confier la responsabilité des abords et des parkings du stade de Tremeur lors des trois jours de compétition. Une tâche importante mais ingrate et frustrante qui le privait du spectacle sur les terrains.

Et pourtant, c’est avec son éternel sourire et ses bons mots qu’il s’investissait avec diplomatie dans  sa mission en compagnie d’une garde rapprochée, fière et heureuse d’être à ses côtés. D’une modestie et d’une simplicité exemplaires, Pierre faisait l’unanimité au sein de la grande famille du Festival d’Armor qui pleure aujourd’hui sa disparition. Il aimait tant aller vers l’autre pour discuter, écouter, rire et partager de grands moments de complicité, notamment avec son ami Serge à qui il tenait la main lors de sa fin de vie tragique.

La vie est faite de joie et de peines, dit-on. Certes, mais aujourd’hui c’est un sentiment d’injustice et d’incrédulité qui s’ajoute à notre chagrin.

Adieu, Pierre.

D.L.