26/05/2010

Christian Karembeu, parrain top-niveau de la 28ème édition en 2010

Souriant, chaleureux, très disponible. Christian Karembeu a séduit tous ceux (et ils étaient nombreux!) qui l’ont approché lundi au Festival d’Armor de Plougonvelin dont il était cette année le parrain

Que pensez-vous de l’organisation de ce Festival d’Armor? «J’ai été agréablement surpris par les installations, par la logistique, par l’organisation de ces tournois. Tout cela m’a paru très, très pro et il faut féliciter tous les bénévoles pour le travail difficile, mais bien élaboré qu’ils fournissent. Cela m’a permis de découvrir un bord de mer extraordinaire, alors que je connaissais déjà des villes comme Carhaix, Saint-Pol-de-Léon pour y avoir joué avec le FC Nantes en D4 et en D3». Votre jugement sur le niveau de jeu? «Quand on voit un club comme le Standard de Liège venir avec la ferme intention de remporter ce tournoi de moins de 17 ans, que celui-ci a accueilli des joueurs comme Figo, Makelele, Guivarch, Ouédec, Ziani, Pédros, Loko ou Gourcuff en 2000 avec Lorient, on se rend compte que c’est une compétition de grand renom. En plus, ce Festival est maintenant labellisé FIFA». Justement quelle responsabilité la FIFA vous a-t-elle confiée depuis l’arrêt de votre carrière de joueur en 2005 à Bastia? «J’ai été au départ l’ambassadeur de l’Océanie. Ce qui m’a permis d’apprendre, de faire mes classes dans le cadre de missions de la FIFA qui sont variées. Il peut s’agir de structurer des clubs, de nouvelles fédérations comme la Nouvelle Calédonie ou confédérations comme celle de l’Océanie. Cela peut être la réalisation de Projets Goals créés par la FIFA». Quel est le contenu de ces Projets Goals? «Ils servent à faire la promotion du football en l’utilisant comme un outil d’éducation et d’insertion sociale. Le souhait est de voir des gamins se réunir autour d’une activité sportive au lieu d’être isolés, délaissés. Cela permet de lutter contre l’ignorance, la violence, l’analphabétisme, certaines maladies comme l’obésité. A travers un match de foot, on peut faire passer beaucoup de choses. On peut rééduquer, corriger certains déséquilibres sociaux engendrés par un système. Jouer au foot peut sembler uniquement ludique, c’est aussi le moyen de se rencontrer, d’échanger et parfois de créer des liens». Votre carrière de joueur a été riche. Si une victoire devait supplanter toutes les autres, ce serait laquelle? «La victoire en Ligue des champions 1998 avec le Real Madrid qui en était privé depuis 32 ans. On a battu 1 à 0 la Juventus de Zizou qui était favorite. Ce premier succès européen a été pour moi très impressionnant, comme allait l’être peu après la conquête de la Coupe du monde. J’ai passé plusieurs semaines sur un nuage». Allez vous assister à la prochaine Coupe du monde? «Je ferai partie d’un groupe d’études chargé de fournir à la FIFA des rapports techniques sur les matchs qui se dérouleront notamment à Johannesburg. J’en suivrai dix-sept au total». Quelles chances accordez-vous à la France de bien figurer lors de ce Mondial? «Cette équipe-là n’est pas favorite et elle est sous-estimée actuellement. Mais elle va nous surprendre, car le potentiel et le talent sont là. Elle est jeune et manque d’expérience, mais elle va grandir avec cette compétition. Je la vois aller très loin. En finale».

Le Télégramme du 26 mai 2010